vendredi, juin 16, 2006

jeudi 8 juin - Une victime collatérale à La Louvière

Démission de l'échevin des Finances Jean Degré à La Louvière

Le conseil communal de La Louvière du 19 juin entérinera la démission de l'échevin des Finances, Jean Degré (PS), notifiée au Collège des bourgmestre et échevins le 2 juin. L'assemblée procèdera également au remplacement du mandataire en tant que conseiller. Sa suppléante, Pascale Mansy, attachée à l'Institut du Patrimoine Wallon, s'est donné un temps de réflexion. Quant à l'échevinat vacant, le bureau exécutif de l'Union Socialiste Communale se réunira ce jeudi soir pour proposer une candidature. Parmi les noms cités, figure Françoise Ghiot, fonctionnaire au FOREM de La Louvière, qui aurait déjà dû accéder à des fonctions scabinales si la motion de méfiance constructive votée à l'encontre de Jean-Marie Brynaert n'avait pas été annulée par un arrêt du Conseil d'Etat. La démission de Jean Degré (qui effectuait son dernier mandat) donne lieu à deux explications dans la Cité des Loups.

L'intéressé évoque "des raisons strictement privées" et son futur déménagement à Gottignies (Le Roeulx). "Monsieur Degré fait preuve de rigueur et de transparence", note le bourgmestre, Willy Taminiaux. "La loi est très claire sur les mandats et l'obligation de résidence qui s'y rapporte". La loi communale impose en effet que tout conseiller communal doit être domicilié sur le territoire où il exerce son mandat et la législation fédérale relative à l'inscription au registre de population stipule que tout mandataire - et tout citoyen en général - doit résider là ou il est domicilié. Plusieurs sources attribuent la démission de l'échevin louviérois à une volonté personnelle de régulariser sa situation, "car il est inscrit à La Louvière et réside au Roeulx, ce qui relève de la problématique des domiciles fictifs", souligne un interlocuteur.

Dans cette hypothèse, le mandataire, attentif aux récents remous provoqués par la situation de Roger Leclère à Saint-Josse, aurait anticipé sur d'éventuels tracas. Jean Degré a été élu pour la première fois en 1970. Président de CPAS durant 12 ans, échevin depuis 1988, il est notamment président de la société de logements sociaux Le Foyer Louviérois.

Dans cette hypothèse, le mandataire, attentif aux récents remous provoqués par la situation de Roger Leclère à Saint-Josse, aurait anticipé sur d'éventuels tracas. Jean Degré a été élu pour la première fois en 1970. Président de CPAS durant 12 ans, échevin depuis 1988, il est notamment président de la société de logements sociaux Le Foyer Louviérois.

Het Laatste Nieuws 08/06/2006



Jean Degré démissionne

Nouveau coup dur pour la majorité socialiste louviéroise. La nouvelle fait l'effet d'une bombe dans le landerneau politique louviérois. Plus particulièrement encore au sein d'une majorité PS qui se détricote au fil des mois.

Nouveau coup dur pour le PS louviérois. Jean Degré, échevin ayant en charge les Finances, la Tutelle des ASBL, et la Santé a présenté dimanche sa démission à Willy Taminiaux.
Une réunion de l'Union Socialiste communale devrait être convoquée dans les jours à venir pour acter sa démission et lui trouver un(e) remplaçant(e).

Si la démission est bien confirmée par le premier citoyen louviérois, celui-ci précise qu'une communication officielle ne sera organisée qu'après réunion des instances du Parti.
Impossible bien sûr d'empêcher de relier cette démission au contexte des « affaires » qui ébranlent le PS hennuyer, mais Willy Taminiaux écarte catégoriquement cette hypothèse. « Jean Degré démissionne pour des raisons strictement privées... Il ne sera plus domicilié chez nous et ne peut donc continuer à siéger à La Louvière ».

L'intéressé, lui, confirme son changement d'adresse qu'il attribue à des « circonstances familiales imprévues ». Et sa nouvelle adresse, elle sera à Gottignies. Un endroit où le grand argentier louviérois habiterait dit-on maintenant depuis un certain temps avec sa compagne de longue date, Liliane Del Cul. Des informations que l'intéressé, soucieux du respect de sa vie privée, ne confirme ni n'infirme.

Une « régularisation »?
Le contexte étant ce qu'il est, Jean Degré préfère sans nul doute ne pas connaître le sort de Roger Leclere (PS) domicilié fictivement à Saint-Josse et qui a été contraint de démissionner...
Mais si le motif officiel invoqué est légitime, au vu des événements, on ne peut que s'interroger sur d'autres raisons qui pourraient présider à cette décision. L'homme est tenace, opiniâtre, convaincu et ne cède pas volontiers à la pression... Quitter le navire socialiste manifestement en difficulté à quelques mois des élections ne lui ressemble pas.

Bref, pour beaucoup d'observateurs, la démission de Jean Degré aurait d'autres motivations.
Au nombre de celles qui sont évoquées; le dossier PROGES (voir ci-après) qui refait surface; de nouvelles révélations sur le Foyer Louviérois ou d'autres structures gérées par le PS local... ou encore un retrait pour céder son siège à Françoise Ghiot, « l'échevine éphémère »qui était appelée à remplacer (et a remplacer) Jean-Marie Brynaert, démissionné dans le cadre du vote d'une motion de méfiance constructive.

Dans tous les cas, on imagine bien que lundi, jour où la démission doit être annoncée, le PS local et son chef de file Willy Taminiaux en resteront à une version officielle... à laquelle personne ne croit.

Jean-Paul Cailleaux
(La Nouvelle Gazette)