jeudi, septembre 07, 2006

Scandale du CHAB - suite mais pas fin

Clerckx maintient ses soupçons

La pose de la première pierre est prévue le 27 septembre prochain, rue Traversière : des studios pour une soixantaine d'étudiants de programmes européens comme Erasmus, un parking de 150 places et une maison médicale. Le chantier devrait durer un an et demi. En attendant, une affaire oppose l'échevin chargé du contentieux, Geoffroy Clerckx (MR) et un ingénieur chargé de superviser le chantier.

Le Centre Vincent Van Gogh - CHAB, une auberge de jeunesse financée par la commune et par la Cocof, chapeaute le projet. L'ingénieur a remis à ASBL deux factures, pour un montant total de 65.340 euros, TVA comprise. Geoffroy Clerckx estime que les montants sont surévalués, qu'il y a conflit d'intérêts et que les règles relatives aux marchés publics n'ont pas été respectées. L'ingénieur concerné et Pierre Ducatillon, administrateur-délégué du CHAB, ont été reçus par le Collège afin d'éclaircir la situation. Chacun campe sur ses positions.

« Les explications données ne m'ont pas satisfait, commente Geoffroy Clerckx.

Pierre Ducatillon rétorque que tout s'est passé dans les règles.
« J'ai voulu m'entourer de gens compétents dans ce dossier, explique-t-il. La commune avait un ingénieur compétent à demeure. Nous l'avons donc choisi pour superviser le projet. »

Quant à l'ingénieur, il assure que les procédures de marché public ont été suivies et il justifie ses honoraires. « J'ai calculé un paiement de 115 euros de l'heure, suivant le barème le plus bas des ingénieurs. Pour 4 heures et 15 minutes par semaines, en soirée et durant les week-ends. J'ai pris un statut d'indépendant complémentaire pour cela ».

Pourtant, le conseil d'administration du CHAB a donné le feu vert à l'ingénieur en avril 2005. Et les factures sont datées du 8 novembre 2005 et du 21 janvier 2006. « Suivant un accord oral, je suis payé 1.900 euros brut par mois depuis 2004, poursuit l'ingénieur. Et le travail n'est pas fini. »

Le bourgmestre Jean Demannez (PS) affirme que le Collège aurait approuvé le choix d'employer l'ingénieur. Geoffrey Clerckx le conteste toujours.

Anne-Cécile Huwart
(Le Soir 06/09/2006)

N.B. l'administrateur délégué s'appelle Pierre du Castillon, et non "Ducatillon"

1 Comments:

Blogger Willy Vanderkeerssen said...

Geoffroy Clerckx me fait de plus en plus penser à l'ancien et malgré tout sympathique échevin Hubert Dradin qui souffrait de nombreux troubles de la mémoire lorsqu'on lui posait des questions embarrassantes. Le maître a son disciple !

jeudi, septembre 07, 2006 8:26:00 PM  

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